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On ne peut donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes 

 

Mohamed El Mokhtar SOUSSI

   

 

 

 

 

 Mohamed El Mokhtar Soussi naquit en 1900 à Dougadir, village de la vallée d'Igli dans l'Anti-Atlas occidental, à une certaine kilomètres au sud du d'Agadir. Il était donc un homme du Souss, un berbère de vieille souche ; sa famille jouissait d'une grande réputation religieuse depuis l'aube du XVII ème siècle. Son père, Al- Hadj Ali, avait établi une confrérie dont il était le Cheikh vénéré et qui comptait plusieurs milliers d'adeptes à sa mort, en 1910.Agé de dix ans , Mohamed Al-Mokhtar suivit alors les cours de plusieurs médersas du Souss, puis , en 1918, entreprit des études supérieures destinées à faire de lui un ›Alim, comme son père. Onze ans durant il fréquenta les "universités- mosquées" de Marrakech (1918-23)de Fès (1924-27)et de Rabat (1928-29).

A Ben Youssef de Marrakech, le Cheikh DOUKALI lui fait connaître le mouvement Salafiya, ce mouvement réformateur qui prônait à la fois un retour à la pureté originelle de l'Islam et une prise en compte de la pensée et des méthodes de l'Occident. C'est là aussi qui 'il devint un très bon arabisant et un poète de qualité.

A la Quarawiyine de Fès il découvre l'agitation politique du vaste monde musulman et lit la presse nationale arabe d'Egypte et du Proche- orient. Il fonde avec quelques condisciples, parmi lesquels Allal Al -FASSI, un cercle littéraire dont il est le président. Il s'agit en fait d'une cellule de militants nationalistes marocains. Ses études supérieures de sciences religieuses et d'arabe achevée, Mohamed Al-Mokhtar suit les traces de son père. Il ouvre, en 1929, une école à Marrakech; reconnu ›alim, il donnera, un peu plus tard, un enseignement à la mosquée de Koutoubia. A la suite des émeutes d'octobre 1937 il est, comme les autres chefs du mouvement nationaliste, arrêtée, puis assigné à résidence surveillée dans son village natal, Ce n'est qu'en 1942 qu'il sera autorisée à se déplacer à l'intérieur du Souss et en 1945 qu'il pourra rouvrir son école à Marrakech. Son rayonnement religieux et culturel lui vaut d'être affecté à la mosquée Hafari de Casablanca. C'est là qu'il sera à nouveau arrêté(1952). Après deux années de détention à Tafilalt (1952-54), il est libéré lorsque s'ouvrent les pourparlers qui allaient aboutir à l'indépendance du Maroc. L'heure de celle-ci ayant sonné, le sultan Mohamed V le lui confie le ministère des affaires religieuses et le nomme, le 27 octobre 1956, au Conseil de la Couronne. Mohamed Mohamed Al-Mokhtar devait mourir le 17 novembre 1963 des suites d'un accident de la route.

Telle fut sa vie. Celle d'un ›alim salafi, mais aussi celle d'un Soussi, d'un berbère, authentique patriote marocain, celle d'un théologien qui fut aussi un "grand poète arabe" et un fécond historien.

Son œuvre, immense, est demeurée en grande partie inédite. Sougrati Moulay El-Hassan a dressé un catalogue riche de 72 numéros, comportant des poésies, des arbres généalogiques, des éléments d'autobiographie, un dictionnaire des écrivains soussi, des relations de voyage, des lettres, des conférences, des biographie de saints et de membres de la Zaouia Ilghite, des propos de table recueillis apurés du pacha Menou…Parmi ces célèbres œuvres :

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une Histoire d'Illigh ancienne et moderne(Rabat, 1966,362 pages)
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Al- Ma’soul "le Mielleux" publié en 20 volumes(Casablanca, 1960-63, 7500 pages).
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Souss Al- Âalima.

Voici une thèse faite sur Mokhtar SOUSSI Cliquez Ici